Ruins- Albania

Ruins- Albania

«De l’autre côté du rideau» – Albanie
Halida Boughriet : Dotation de recherche @adagp 2023-2024

« Histoire méconnue au cœur de l’Europe : une mémoire cachée à la face du monde. Peut-on donner une vision de l’histoire au présent ? »

Le projet artistique « De l’autre côté du rideau / Ruines » mené par Halida Boughriet en Albanie explore la mémoire des épreuves vécues durant le régime d’Enver Hoxha. À travers des recherches et des ren- contres, Halida Boughriet a recueilli des récits poignants de rescapés, mettant en lumière des destins brisés et des moments de résilience. Elle évoque l’internement de la population dans des camps, tels que ceux de Gradishte et de Tépélène, où les conditions de vie étaient inhumaines. En interrogeant l’histoire des déportés, elle souhaite bri- ser le silence entourant ces événements tragiques et rendre hommage aux victimes.

« Une mémoire sous surveillance » :
Ces sanctuaire de la mémoire erigées par l’état aujourd’hui, ne semble pas apaiser le ressentiment des anciens persécutés. Ils dénoncent une mise en scène qui, par son caractère voyeuriste, semble s’inscrire dans une société du spectacle, où la souffrance se meurt dans une banalité troublante. Une réflexion se pose alors sur le sens même de cette ex- position : en choisissant de commémorer les blessures du passé, n’est- on pas en train d’ériger une façade qui risque d’appauvrir la vérité de ces traumas, les réduisant à de simples représentations ? Ils réclament la réhabilitation de la mémoire.
L’artiste souligne la fragilité et la valeur de la mémoire, affirmant que chaque récit personnel contribue à tisser le lien entre le passé et le présent. Ce projet représente, selon elle, une étape modeste mais es- sentielle dans la préservation de la mémoire historique de l’Albanie.

Orientalist phenomenon, 2024

Orientalist Phenomenon, 2024 @halidaboughriet (100 pièces – 49 x 36 cm)

The question of the Orient is, in a way, an epiphenomenon. In examining the implications of Said’s own argument, it is important to move beyond a simple understanding of Orientalist discourse as a foreign entity imposed from outside. We must instead understand and see the « Orient » as an externalization, for lack of a better term, of « indigenous » trends within the structure of certain cultural practices identified as Western. Today, we still see contemporary images that reference an Orientalist exoticism that we thought was outdated. Contemporary photographic portraits are still hindered by these representations and this accumulation of vague clichés.

Detained and Deported, 2024 @halidaboughriet (100 pièces – 49 x 36 cm)

This is a forgotten episode in the history of the descendants of Algerians deported during colonization. To address this, I undertook a comparative analysis of deportation records and records of detention places, particularly on the island of Sainte Marguerite and in New Caledonia, to shed light on the situation of Algerian deportees. This painstaking work involves piecing together fragments of the history of these forgotten deportees, in order to do them justice in the telling of the struggle for independence and dignity, highlighting their conditions of detention, their resistance, and their refusal to give up on their right to return to Algeria.

Racism

Racism, 2024 néon 56 x 16 cm, écran, video 
Courtesy de l’artiste

Vidéo – 2´ en boucle Halida Boughriet/ADAGP, Paris 2024

Throughout the history of cinema, the representation of exoticism has undergone a significant evolution. Initially fueled by the fertile imagination of an audience steeped in colonialism, this representation has gradually integrated into the vast visual repertoire of the media landscape

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