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26 juin 2023 by halidab News 0

BIENNALE DE SÉLESTAT

BIENNALE DE SÉLESTAT
23 septembre – 5 novembre 2023
Avec Garance Alves, Camille Beauplan, Hugo Bel, Halida Boughriet, Estelle Chrétien, Markus Hansen, Shivay La Multiple, Pascal Lièvre, Clément Richem, Mathias Tujague
Commissaire d’exposition : Élise Girardot

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15 avril 2022 by halidab News 0

Mémoire dans l’oubli à l’IMA/ arabnews.fr

Mémoire dans l’oubli à l’IMA, un autre regard sur les femmes qui ont vécu la guerre d’Algérie

https://www.arabnews.fr/node/219526/culture

  • Mémoire dans l’oubli, de Halida Boughriet, est une série de photographies de femmes algériennes qui ont vécu ou participé la guerre d’Algérie
  • «Ces photographies sont une réponse à l’image donnée des femmes algériennes, qui étaient sous-représentées dans la société patriarcale algérienne, mais aussi à travers toute l’Europe», explique l’artiste

PARIS : Six photographies de la sélection Mémoire dans l’oubli (2010-2011), qui représentent des veuves ayant subi les violences de la guerre d’Algérie, sont exposées à l’Institut du monde arabe (IMA), dans le cadre de l’exposition Algérie, mon amour. Immortalisées par l’artiste franco-algérienne Halida Boughriet, ces créations font référence aux Femmes d’Algerimmortalisées par Delacroix et aux odalisques de la peinture et photographie orientalistes.

«Ces photos font partie d’une série de portraits de veuves ayant subi les violences de la guerre en Algérie, elles représentent la mémoire collective. Ce sont les derniers témoins», explique l’artiste engagée, qui précise que «ces dernières sont rarement relatées notamment dans l’histoire officielle». «Ces photographies de femmes âgées, montrées dans le confinement d’un intérieur domestique, contribuent à les réintégrer comme une part importante de l’Histoire, une sélection qui fera partie des archives de la mémoire collective du pays», affirme Halida Boughriet.

algerie
«Ces photos font partie d’une série de portraits de veuves ayant subi les violences de la guerre en Algérie, elles représentent la mémoire collective. Ce sont les derniers témoins». Photo Hakima Bedouani.

La photographe est née en 1980 à Lens. Diplômée de l’École des Beaux-arts de Paris, elle a ensuite consolidé ses acquis académiques par une expérience new-yorkaise à la School of Visuals Arts, dans la section cinéma. Halida Boughriet est une artiste qui déconstruit et détourne la violence sociale et l’assignation visuelle, dans une action performative et de (re)définition avec et contre l’image; une démarche dont le pendant féminin de la série Mémoire dans l’oubli est l’une des plus sensibles illustrations.

Par la photographie, sa recherche sur le corps est produite sous forme de portraits (Orphelinat de Sarajevo, 2007), ou encore de séries comme Dream City (2008), dédiée aux espaces de jeux aménagés pour les enfants dans les différentes villes du monde. «J’utilise mon corps comme outil à travers la performance, ensuite j’en fais des photos, des vidéos, voire des installations», révèle l’artiste à Arab News en français.

algerie
«Ces photographies de femmes âgées, montrées dans le confinement d’un intérieur domestique, contribuent à les réintégrer comme une part importante de l’Histoire, une sélection qui fera partie des archives de la mémoire collective du pays». Photo Hakima Bedouani.

«Dans cette série que je présente à l’IMA, ce sont des photographies de femmes algériennes qui ont vécu ou participé la guerre d’Algérie, voire qui ont été lésées, soit par la perte d’enfants, de maris ou d’humiliations», raconte l’artiste. «Je suis née en France, mais mes parents m’ont transmis cette mémoire de la guerre d’Algérie qui n’a été pas la même que dans mon éducation scolaire. Sur le terrain français, ce n’est pas du tout ce qui est représenté.»

La photographe ajoute: «Pendant mes études, j’ai découvert l’art orientaliste, qui est partie intégrante de mon parcours initiatique et j’étais révoltée de ce discours en France, de cette vision imaginaire qu’on peut interpréter par cette sensualité, cette prostitution de la femme telle qu’elle est représentée», dit-elle. «Lorsque je parle de la femme algérienne, j’associe aussi la femme maghrébine ou africaine. De là est née l’idée de photographier ces femmes qui m’ont invité chez elles, dans leurs salons, leurs chambres, dans ces lieux intimistes. Elles m’ont raconté leurs histoires», confie-t-elle.

«Elles se sont assises ou allongées de la même façon, avec cette source de lumière méditerranéenne de l’Algérie. Ces photographies ont été prises sans artifices, avec lenteur. Cela a donné ces corps structuraux de ces femmes avec toutes leurs histoires et leur passé anti-orientaliste que je voulais partager», poursuit-elle. «Cette série est une réponse à l’image donnée de ces femmes, qui étaient sous-représentées dans la société patriarcale algérienne, mais aussi à travers toute l’Europe. Ces photos sont là pour leur rendre hommage. Elles sont intelligentes, car elles ont construit des choses et voulaient être témoins de l’histoire de l’Algérie colonisée», conclut-elle.

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15 avril 2022 by halidab News 0

« Algérie mon amour » Mémoire dans l’oubli

 

« Algérie mon amour » met en lumière une collection d’art moderne et contemporain d’Algérie et des diasporas unique dans le monde occidental : celle du musée de l’Institut du monde arabe. L’exposition tient à témoigner de la fraternité et de la solidarité qui ont lié les artistes et les intellectuels algériens et français durant les années les plus difficiles de leur histoire commune, fraternité et solidarité qui se perpétuent jusqu’à nos jours.

Dans le cadre de « 2022. Regards sur l’Algérie à l’IMA »

https://www.imarabe.org/fr/expositions/algerie-mon-amour

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14 avril 2022 by halidab News 0

EN DIRECT / EXPOSITION COLLECTIVE A L’ORÉE DU FOYER, JUSQU’AU 13 MARS 2022, VILLE DE GUYANCOURT/ POINT CONTEMPORAIN

EN DIRECT / EXPOSITION COLLECTIVE A L’ORÉE DU FOYER, JUSQU’AU 13 MARS 2022, VILLE DE GUYANCOURT
AVEC OUASSILA ARRAS, HALIDA BOUGHRIET, LAURA HABY, KUBRA KHADEMI, JEANNE SUSPLUGAS, MARIANNE VILLIÈRE. MISE EN LUMIÈRE : SERGE DAMON

COMMISSARIAT ÉLISE GIRARDOT

Crédits photos : Laura Haby 

« Nous observons cette maison comme nous observons le ciel, le matin, à peine réveillés ; nous observons cette maison comme notre propre ciel. »
Emanuele Coccia, Philosophie de la maison, Éditions Payot & Rivages, Paris, 2021

À l’orée du foyer se concentre sur l’intérieur : l’intérieur profond et mystérieux de nos habitats et l’intimité qui s’y déploie.
Chacun conçoit son lieu de vie à son image en y projetant sa vision du monde, variable selon le pays et le continent habité. L’expositionaborde le chez-soi dans ses définitions multiples : un lieu à la fois matériel et immatériel, quotidien, solitaire, joyeux ou tragique, parfois collectif et sujet aux retrouvailles. À travers les œuvres de six artistes d’origines diverses, nous verrons comment l’espace domestique est l’expansion d’un espace mental, un espace-temps à soi.
Dans une forme d’immersion, les visiteurs arpentent des propositions artistiques qui suggèrent des sensations proches et familières. Suspendues ou disposées près du sol, les œuvres nous accueillent dans une atmosphère lumineuse enveloppante et tamisée, aux directions changeantes.
Plusieurs récits se côtoient, reliés par l’installation de Ouassila Arras qui recouvre d’une multitude de tapis orientaux le sol de la Salle d’exposition. Photos de famille est le fil conducteur du parcours. L’œuvre incarne un objet familier qui nous rassemble : le tapis. Comme un signe, une ponctuation universelle, nous le retrouvons plusieurs fois, parsemant les œuvres des artistes.
Au cœur de l’exposition, une grande maison, Flying House de Jeanne Susplugas, dévoile le poids des objets qui emplissent nos intérieurs. Puis, la présence s’anime ; The Birth Giving de l’artiste afghane Kubra Khademi souligne ce qui intervient parfois dans les espaces intimes : la naissance, les traditions et les interdits.
Ailleurs, le travail sonore de Marianne Villière, intitulé Réalités désirées, découle de ses rencontres avec de jeunes habitantes des Yvelines dans le cadre de sa résidence artistique à Guyancourt. Elle leur donne la parole et insère leurs voix dans l’exposition.
On observe aussi des mises en scène, comme avec la photographie d’Halida Boughriet Le bijoutier afghan qui dresse le portrait d’Ismaîl installé dans un décor chargé de réminiscences historiques.
Enfin, on décrypte des scènes collectives ouvrant sur un horizon. Muhabet, le diptyque vidéo de Laura Haby évoque une forme de conversation ritualisée ; depuis bientôt quatre ans, l’artiste voyage au nord de l’Albanie dans un village enclavé qui connaîtra bientôt les bouleversements de la construction d’une route.
Ces manifestations de l’intime révèlent un échantillon de nos relations aux objets et aux personnes qui nous entourent. Les œuvres nous invitent à appréhender le chez-soi comme un paysage, un paysage énigmatique, jamais banal qui dévoile les nuances de nos habitudes et de nos caractères.

Notre foyer est un réservoir narratif : il raconte nos singularités.

Élise Girardot, janvier 2022

Vue exposition collective A l'orée du foyer, jusqu'au 13 mars 2022, Ville de Guyancourt - avec Ouassila Arras, Halida Boughriet, Laura Haby, Kubra Khademi, Jeanne Susplugas, Marianne Villière. Mise en lumière : Serge Damon Commissariat Élise Girardot - Crédits photos : Laura Haby
Vue exposition collective A l’orée du foyer, jusqu’au 13 mars 2022, Ville de Guyancourt – avec Ouassila Arras, Halida Boughriet, Laura Haby, Kubra Khademi, Jeanne Susplugas, Marianne Villière. Mise en lumière : Serge Damon Commissariat Élise Girardot – Crédits photos : Laura Haby
Vue exposition collective A l'orée du foyer, jusqu'au 13 mars 2022, Ville de Guyancourt - avec Ouassila Arras, Halida Boughriet, Laura Haby, Kubra Khademi, Jeanne Susplugas, Marianne Villière. Mise en lumière : Serge Damon Commissariat Élise Girardot - Crédits photos : Laura Haby
Vue exposition collective A l’orée du foyer, jusqu’au 13 mars 2022, Ville de Guyancourt – avec Ouassila Arras, Halida Boughriet, Laura Haby, Kubra Khademi, Jeanne Susplugas, Marianne Villière. Mise en lumière : Serge Damon Commissariat Élise Girardot – Crédits photos : Laura Haby
Vue exposition collective A l'orée du foyer, jusqu'au 13 mars 2022, Ville de Guyancourt - avec Ouassila Arras, Halida Boughriet, Laura Haby, Kubra Khademi, Jeanne Susplugas, Marianne Villière. Mise en lumière : Serge Damon Commissariat Élise Girardot - Crédits photos : Laura Haby
Vue exposition collective A l’orée du foyer, jusqu’au 13 mars 2022, Ville de Guyancourt – avec Ouassila Arras, Halida Boughriet, Laura Haby, Kubra Khademi, Jeanne Susplugas, Marianne Villière. Mise en lumière : Serge Damon Commissariat Élise Girardot – Crédits photos : Laura Haby
Vue exposition collective A l'orée du foyer, jusqu'au 13 mars 2022, Ville de Guyancourt - avec Ouassila Arras, Halida Boughriet, Laura Haby, Kubra Khademi, Jeanne Susplugas, Marianne Villière. Mise en lumière : Serge Damon Commissariat Élise Girardot - Crédits photos : Laura Haby
Vue exposition collective A l’orée du foyer, jusqu’au 13 mars 2022, Ville de Guyancourt – avec Ouassila Arras, Halida Boughriet, Laura Haby, Kubra Khademi, Jeanne Susplugas, Marianne Villière. Mise en lumière : Serge Damon Commissariat Élise Girardot – Crédits photos : Laura Haby
Vue exposition collective A l'orée du foyer, jusqu'au 13 mars 2022, Ville de Guyancourt - avec Ouassila Arras, Halida Boughriet, Laura Haby, Kubra Khademi, Jeanne Susplugas, Marianne Villière. Mise en lumière : Serge Damon Commissariat Élise Girardot - Crédits photos : Laura Haby
Vue exposition collective A l’orée du foyer, jusqu’au 13 mars 2022, Ville de Guyancourt – avec Ouassila Arras, Halida Boughriet, Laura Haby, Kubra Khademi, Jeanne Susplugas, Marianne Villière. Mise en lumière : Serge Damon Commissariat Élise Girardot – Crédits photos : Laura Haby
Vue exposition collective A l'orée du foyer, jusqu'au 13 mars 2022, Ville de Guyancourt - avec Ouassila Arras, Halida Boughriet, Laura Haby, Kubra Khademi, Jeanne Susplugas, Marianne Villière. Mise en lumière : Serge Damon Commissariat Élise Girardot - Crédits photos : Laura Haby
Vue exposition collective A l’orée du foyer, jusqu’au 13 mars 2022, Ville de Guyancourt – avec Ouassila Arras, Halida Boughriet, Laura Haby, Kubra Khademi, Jeanne Susplugas, Marianne Villière. Mise en lumière : Serge Damon Commissariat Élise Girardot – Crédits photos : Laura Haby
Vue exposition collective A l'orée du foyer, jusqu'au 13 mars 2022, Ville de Guyancourt - avec Ouassila Arras, Halida Boughriet, Laura Haby, Kubra Khademi, Jeanne Susplugas, Marianne Villière. Mise en lumière : Serge Damon Commissariat Élise Girardot - Crédits photos : Laura Haby
Vue exposition collective A l’orée du foyer, jusqu’au 13 mars 2022, Ville de Guyancourt – avec Ouassila Arras, Halida Boughriet, Laura Haby, Kubra Khademi, Jeanne Susplugas, Marianne Villière. Mise en lumière : Serge Damon Commissariat Élise Girardot – Crédits photos : Laura Haby
Vue exposition collective A l'orée du foyer, jusqu'au 13 mars 2022, Ville de Guyancourt - avec Ouassila Arras, Halida Boughriet, Laura Haby, Kubra Khademi, Jeanne Susplugas, Marianne Villière. Mise en lumière : Serge Damon Commissariat Élise Girardot - Crédits photos : Laura Haby
Vue exposition collective A l’orée du foyer, jusqu’au 13 mars 2022, Ville de Guyancourt – avec Ouassila Arras, Halida Boughriet, Laura Haby, Kubra Khademi, Jeanne Susplugas, Marianne Villière. Mise en lumière : Serge Damon Commissariat Élise Girardot – Crédits photos : Laura Haby
Vue exposition collective A l'orée du foyer, jusqu'au 13 mars 2022, Ville de Guyancourt - avec Ouassila Arras, Halida Boughriet, Laura Haby, Kubra Khademi, Jeanne Susplugas, Marianne Villière. Mise en lumière : Serge Damon Commissariat Élise Girardot - Crédits photos : Laura Haby
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Vue exposition collective A l'orée du foyer, jusqu'au 13 mars 2022, Ville de Guyancourt - avec Ouassila Arras, Halida Boughriet, Laura Haby, Kubra Khademi, Jeanne Susplugas, Marianne Villière. Mise en lumière : Serge Damon Commissariat Élise Girardot - Crédits photos : Laura Haby
Vue exposition collective A l’orée du foyer, jusqu’au 13 mars 2022, Ville de Guyancourt – avec Ouassila Arras, Halida Boughriet, Laura Haby, Kubra Khademi, Jeanne Susplugas, Marianne Villière. Mise en lumière : Serge Damon Commissariat Élise Girardot – Crédits photos : Laura Haby

 

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14 octobre 2019 by halidab News 0

Waiting for Omar Gatlato: Contemporary Art from Algeria and its Diaspora

Opening Reception: Friday, October 25, 2019, 6 – 8pm
On view October 26 – March 15, 2020

Design credit: Eider Corral 

 

Waiting for Omar Gatlato is a survey of contemporary art by Algerian artists and by those in its diaspora. The project expressly refuses thematic axes, such as “memory” or “exile”, “the violence of the civil war”, in favor of the open-ended framework Algerian film critic and lawyer Wassyla Tamzali sets out in her eponymous volume, published in Algiers in 1979. In her book, Tamzali argues that Merzak Allouache’s 1976 feature film Omar Gatlato represents a turn toward the individual in Algerian society, their desires and the contradictions they struggle with. This exhibition proposes that an analogous ouverture vers le quotidien is taking place in today’s art scenes and, indeed, even in its streets.

The Algerian context is hard to integrate into a broad regional history because it is exceptional, even when viewed together with its North African neighbors, Tunisia and Morocco. The specificity of its long, intimate colonial relationship to France, the fact that it experienced a violent Islamic coalition movement in the 1990s, decades before the rise of ISIS, and the significance of its non-Arab, Muslim Berber minority in political discourse and cultural life are just a few factors contributing to this exceptionalism.

« En Attendant Omar Gatlato » is presented with full acknowledgment of this exceptionalism and the attendant impossibility—both political and aesthetic—of representing an artistic context that is at odds with its own national mythology. The exhibition nevertheless takes a claim for national specificity seriously, not as a way to essentialize artists from Algeria or its diaspora, but as an important structuring condition of their cultural production both at home and abroad

Participating Artists

Louisa Babari, Fayçal Baghriche, Bardi, Mouna Bennamani, Adel Bentounsi, Zoulikha Bouabdellah, Halida Boughriet, Fatima Chafaa, EL Meya, Hakima El Djoudi, Karim Ghelloussi, Mounir Gouri, Mourad Krinah, Nawel Louerrad, Amina Menia, Sonia Merabet, Yazid Oulab, Lydia Ourahmane, Sadek Rahim, Dania Reymond, Sara Sadik, Fethi Sahraoui, Massinissa Selmani, Fella Tamzali Tahari, Djamel Tatah, and Sofiane Zouggar.

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